Le vin sur internet en voie de disparition

Vous vous souvenez de l’article publié récemment sur le blog Midi-Vin dans lequel j’évoquais les futures modifications de la loi concernant la publicité, l’alcool et internet.
Des fuites, provenant du groupe de travail du gouvernement, laissent entendre que la publicité du vin sur internet serait limitée à certaines heures (!) et que seuls les producteurs de vins auraient le droit de communiquer sur le Web.

Faut-il rappeler à nos gouvernants, influencés par les hygiénistes, que les pires ravages de l’alcool ont eus lieu lorsque celui-ci était prohibé ?

Un seul de ces personnes est il allé dans une fête de village pour se rendre compte que les alcools qui font des ravages ne sont pas le vin mais les apéritifs anisés et autres alcools forts comme le whisky ou la vodka dont les publicités inondent tous les magazines tendance ?

Faut-il redire que les régions où il y a moins d’alcoolisme chez les jeunes, sont également celles où l’on produit du vin ?

Dois-je répéter que le meilleur moyen de lutter contre un problème (de santé publique ou quel qu’il soit) est de donner de l’information objective et d’éduquer plutôt que d’interdire bêtement ?

Dois-je lister toutes les études scientifiques qui prouvent qu’une consommation modérée de vin (de 1 à 3 verres par jour, avec 1 jour d’abstinence par semaine) est bonne pour notre organisme ?

Ou alors dois-je me taire et disparaître, avec un pan entier de notre histoire, de nos traditions et de notre culture, en vertu du sacro-saint « principe de précaution » ?

Ce que nous faisons ici, ne peut-être assimilé à de la publicité. Nous parlons simplement de ce que nous aimons. Nous en parlons bien. Et nous n’hésitons pas à rappeler les dangers de l’alcool dès lors qu’il est consommé en dehors de la raison. Alors, messieurs les hygiénistes de tout poil, commencez à attaquer les lobbies des brasseurs et autres producteurs d’apéritifs anisés, de whisky et de vodka de mauvaise qualité à bas prix et laissez nous partager notre plaisir à discuter du vin sur internet.

A la bonne votre …

Cette entrée a été publiée dans Editorial le par Clément.

5 thoughts on “Le vin sur internet en voie de disparition

  1. andré Mouliere

    « Sans cesse sur le métier remettez votre ouvrage »
    Il y aura toujours quelques fonctionnaires zélés qui, pour justifier leur salaire , »pondront  » des réglements , il fut un temps ou l’on bruler les livres , aujourd’hui,c’est notre culture et notre économie qui est remise en question, nous sortirons vainqueur si nous savons transmettre autre chose que de l’alimentaire, du plaisir et ce lien que seul le vin est capable d’apporter, la convivialité.
    un vieux con tétu

  2. Sylvain

    A Hugo
    J’ai déjà signé à titre personnel la pétition. J’invite tous les internautes fréquentant nos sites respectifs à venir soutenir notre démarche et la pétition du site Findawine.

    A André
    Faisons comprendre aux jeunes générations (+ de 18 ans) que le vin est comme tu dis, autre chose qu’un produit alcoolisé qui provoque l’ivresse si on en abuse. Le vin est indissociable de la culture française aussi bien que la bonne chère, les plaisirs de la table ou le luxe.

    Je vais citer un bel exemple de l’hypocrisie ambiante : je suis abonné à Télérama faisant partie du groupe Le Monde et publication qui appartenait (avant son rachat par Le Monde) à un groupe de presse mettant en avant son appartenance religieuse (catholique). N° 2773 du 23/7 : avant dernière page : page intitulée Actualités Commerciales : deux publicités : une pour Campari (qui doit titré à peu près 15 ou 16°C) et une pour les bières Bavaria titrées à 8.6 ° d’alcool.

    Des personnes comme Hervé Chabalier (il se définit comme alcoolique abstinent et est une personne très médiatique, créateur de l’agence CAPA et pourtant lozérien d’origine) qui font une croisade contre l’alcoolisme s’en prennent uniquement à la filière du vin car justement il ne supporte pas l’image véhiculée par le vin et l’association vin – plaisir.
    Mais alors faisons disparaitre la publicité pour tous les alcools et puis si celà n’est pas suffisant. Mais je me rappelle des débats lors du passage de la loi Evin : le monde sportif et culturel (populaire) est largement sponsorisé par les marques d’alcool (les concerts Ricard par exemple) et on a commencé à découper la loi selon les lobbies et leur puissance. Une attitude habituelle de la législation française qui conçoit ne même temps toutes les règles de contournement.

  3. Marc

    Bonjour,

    Hugo, et vous tous,

    j’ai mis aussi le lien de cette pétition sur http://www.sommelier-a-domicile.com, mais cela ne suffit pas.

    Le problème est que la filière vin n’arrive pas à se mobiliser

    beaucoup de vignerons, de cavistes font la publicité du vin sur internet, sans oublier tous les autres sites sur les boissons alcoolisés.

    Malgré tout, personne ne bouge et des sites commencent à fermer.

    Quand allons nous réagir, et nous faire entendre ?????????

  4. Jean-Marcel

    Bonjour,
    Bien que vos commentaires datent un peu, je trouve qu’il serait bête de prohiber la vente de vin en ligne compte tenu de tous les effets néfastes que cela implique. En outre, tous les sites internet (comme http://chateauonline.com ou http://www.evinite.fr… mettent clairement en avant le rapport vin-plaisir et non pas « alcoolisme brut ». J’espère en tout cas pouvoir acheter encore longtemps mes vins sur ces sites.
    Cordialement

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