Archives du mot-clé vin rouge

Mon compte-rendu de Millésime Bio 2013 et ses off (2/2)

La suite de mes tribulations viniques à Millésime Bio …

CDP BIOTOP 2013 edito actualite   Mon compte rendu de Millésime Bio 2013 et ses off (2/2)

Bruno et Isabelle Perraud – Les Côtes de la Molière

  1. Beaucoup de vins brut de cuve : pour ces adeptes du bio et si possible du sans SO2 (le vin nature qui fait tant débat), ils font des vins sur plusieurs terroirs en Beaujolais (Moulin à Vent, Saint Véran, Beaujolais Villages, Morgon, Pouilly Fuissé) avec une activité de négoce (achat sur pied et vinification au domaine). Vraiment, on sent que la vinification est maîtrisée. Mention spéciale au Morgon et au Blanc des Molières (super minéralité et nez splendide).

La Soufrandrière – Les Bret Brothers

  1. Leurs Pouilly Vinzelles (climat Les Longeays et climat Les Quarts) : même cépage et même élevage. Et pourtant deux vins avec des caractéristiques complètement différentes. L’effet Terroir avec un grand T.

Chateau Gombaude Guillot – Claire Laval

  1. Une petite verticale avec en prime du grand contenant : un Pomerol (80% Merlot – Cabernet Sauvignon et Cabernet Franc pour 20%) fait pour voyager dans le temps et pour longtemps

Clos Canarelli – Figari

  1. Plus charmé par ces rouges (Nielluccio et Scacciarello) que par ces blancs. Et une cuvée spéciale élevée en amphore qui donne un côté très aérien au vin.

Henri Milan – Saint Rémy de Provence

  1. Beaucoup de vins à déguster mais j’ai été très marqué par la cuvée Le Clos dégusté dans les millésimes 2006 et 2007. Le 2006 est excellent, d’une complexité remarquable avec des notes de sous-bois qui pourrait nous égarer vers des rouges beaucoup plus septentrionaux.

millbiorecto 300x214 edito actualite   Mon compte rendu de Millésime Bio 2013 et ses off (2/2)

Ambiance différente dans une belle salle du château de la Mogère qui malheureusement va être comprimé par le nouveau tracé de l’autoroute et la future gare TGV de Montpellier. Ce off était consacré essentiellement aux vignerons du Fenouillèdes avec quelques invités (Francis Boulard en Champagne, Iris Rutz-Rudel à Olargues, Ivo Ferreira à Montpeyroux et d’autres). C’était la fin de journée et je n’ai pas pris énormément de notes.

Cave de Riberach : c’est un projet ambitieux réalisé en 3 volets : l’ancienne cave coopérative de Bélesta transformé en hôtel de luxe, une production de vins et un restaurant avec un chef réputé.

  1. Des jolis vins, bien travaillés, avec des cépages autochtones (du carignan dans les 3 couleurs blanc, gris et noir par exemple), du travail parcellaire (syrah sur schiste ou syrah sur calcaire, carignan sur granit). L’ensemble est très cohérent. Un beau projet qui espérons le sera une réussite.

La Boria : Vincent Balansa a des idées bien arrêtées et essaye de les faire partager. Après avoir travaillé chez les plus grands de la région (Peyrus – Clos Marie, Gauby, Le Soula notamment), il monte un projet communautaire (BioTrilla) autour de son travail dans les vignes et à la cave. Il ne veut pas vendre pas ses vins aux marchands du web, préférant privilégier ses cavistes. Ce n’est pas le premier à me tenir ce genre de propos. Tant mieux pour lui si il n’a pas besoin de nous pour vendre.

Iris Rutz-Rudel – Domaine Lisson : Situé à Olargues, dans la vallée du Jaur, dans les hauts cantons héraultais, ce minuscule domaine de 2 ha est le rêve un peu dingue d’un couple, domaine qui a commencé ces plantations dans les années 90. Iris tient toute seule la barre de ce micro-domaine avec toute la passion et l’enthousiasme qui la caractérise. Ils rêvaient de faire des grands vins qu’ils ne pouvaient se payer : ce pari est réussi.

  1. J’ai dégusté plusieurs millésimes (de 2002 à 2007) de la cuvée Le Clos des Cèdres, cuvée 100% mourvèdre. L’effet millésime est bien présent avec des vins parfois un peu austères encore (2007 notamment) et d’autres follement remarquables de complexité et de profondeur (2002). Midi-Vin va vous réserver une petite surprise au sujet de ces vins très prisés et si rares à votre table.

Francis Boulard :

  1. Attention bombe atomique : la cuvée Les Rachais est tout simplement extraordinaire. Je ne suis pas trop bulle comme dégustateur mais là, cela faisait longtemps que j’avais pas ressenti une telle émotion en dégustant un vin, qu’il soit tranquille ou effervescent. Tout y est : richesse, complexité, arôme, longueur, plaisir, finesse, équilibre. Impossible de recracher. Et les autres cuvées sont vraiment très bien aussi. A découvrir dans ce domaine aussi la cuvée Petrae Réserve Perpétuelle élaborée selon le principe d’une soléra (ajout pour 25% de la dernière vendange – démarrée en 1997).

Et pour finir le mercredi entier fut consacré à :

logo millesime bio edito actualite   Mon compte rendu de Millésime Bio 2013 et ses off (2/2)

Domaine Rousselin (Laurence et Pascal) à Lesquerde dans les Pyrénées Orientales

  1. Dégustation de leurs cuvées Les Orientales et le Rivesaltes Grenat : on est dans le Sud, c’est chaleureux mais pas lourd, c’est épicé mais çà emporte pas la gueule, y a du fruit, du croquant, une envie d’y revenir. Les Orientales est le vin parfait pour accompagner une cuisine exotique aux épices douces, un tagine, un curry doux. Et le Grenat (à boire légèrement rafraîchi)  exhale la figue, les cerises noires, la gourmandise, le plaisir.

Domaine Le Clos du Gravillas (Nicole et John Bojanowksi) : depuis qu’ils sont des stars de cinéma (chercher Les Terroiristes du Languedoc sur votre moteur de recherche préféré), Hollywine se les arrachent. C’est toujours un plaisir de déguster leurs vins : l’enthousiasme de Nicole et la qualité de leur travail vous embarquent plus loin qu’une simple dégustation.

  1. Deux vins du Clos du Gravillas me laissent toujours pantois : Emmenez moi au bout du Terret 2011 (Terret Gris passé 50% en demi muid)  et Lo Vieilh 2009 (100% Carignan dont certains seraient centenaires). Et puis ils font plein d’autres cuvées (l’Inattendu en Minervois Blanc – Grenache Gris / Grenache Blanc et Maccabeu) qui sont toutes des petits bijoux avec des personnalités. Comme les patrons !

Une fois de plus, ces quelques jours m’ont permis d’apprécier la diversité et la richesse des produits proposés, les efforts incessants des vignerons pour proposer des vins toujours plus subtils et remarquables, la cordialité et l’empathie de tout ce petit monde qui est vraiment plaisant. Cela permet d’apprécier les efforts que nous faisons pour vous permettre de mieux apprécier les vins du Languedoc Roussillon.

Le verre à dégustation : il peut tout changer

Sans doute l’aurez vous remarqué chez votre caviste, au restaurant ou chez des amis éclairés sur la question, le verre à vin est différent du verre à eau. De formes et contenants différents, son impact sur le vin que vous servez peut-être immense : il peut à lui seul transformer un grand vin en un vin ordinaire sans grand intérêt.

Le marché des verres est très vaste, et il peut paraître difficile de vous y retrouver. Pour éclairer votre lanterne, Midi-Vin vous présente les verres que les professionnels utilisent le plus souvent, ceux qui sont d’un rapport qualité/prix très intéressant et qui vous permettront de déguster le vin à sa juste valeur.

Différents types de verres, un seul but

Tout d’abord, pourquoi un verre à vin, pourquoi ne pas garder les jolis verres multicolores que l’on m’a offerts à Noël ?

La plupart du temps, on trouve sur les tables des verres bien trop évasés pour se ranger dans la catégorie des verres à vin. Un verre à vin est un verre qui a les bords qui se referment à l’extrémité, qui laisse passer seulement le nez. C’est aussi un verre transparent pour laisser apprécier la couleur plus ou moins intense du nectar que l’on y sert.

Les arômes volatiles du vin se libèrent au contact de l’oxygène et remontent le long des parois du verre. Ils se concentrent et sont en quelque sorte piégés par le bord du verre. Arrivés à votre  nez, les arômes n’auront rien perdu de leur intensité, bien au contraire et il sera beaucoup plus facile pour vous d’analyser les arômes de ce vin.

Vous l’avez compris, nous sommes peut-être des professionnels du vin, mais sans notre arme favorite nous serions bien incapables de vous livrer un commentaire de dégustation.

Autre chose importante, un verre à vin est dessiné de telle manière que l’angle d’entrée en bouche soit idéal pour les papilles gustatives et donc pour une analyse des plus confortable.

Dernière chose, le design de ces verres met en avant le vin servi et permet d’évaluer au mieux la robe de ce dernier grâce à des parois lisses, exemptes de toute décoration superflue.

Les verres les plus utilisés

Premier modèle que l’on voit un peu partout, dans de nombreux restaurant, au fond de nos armoires à verre, c’est le verre ballon.
Premier bon point, c’est un verre à pied ; il est impensable de servir un vin dans un verre à eau. Deuxième bon point, sa forme « ballon ». Mauvais point : elle s’arrête malheureusement au milieu du verre. Ce verre ne correspond pas à nos attentes, le haut du verre est beaucoup trop ouvert, les arômes s’échappent. Bien souvent la qualité du verre est mauvaise, trop épais et finalement ce ne sont pas plus des verres à dégustation que de simples verres à eau.
Malgré leur prix très attractif, nous ne vous conseillons pas ce type de verre.

verre à ballon degustation   Le verre à dégustation : il peut tout changer

Le verre INAO

Le premier verre à dégustation, on le trouve essentiellement chez les viticulteurs, cavistes, écoles de dégustation, journées portes ouvertes dans les villages etc.

Approuvé par l’INAO (Institut National des Appellations d’Origines) pour la dégustation, il peut accueillir aussi bien les vins blancs que rouges.
Sa forme respecte les arômes du vin, son prix tourne aux alentours de 1,50€ le verre. C’est le verre que je conseillerais pour débuter la dégustation.

Le verre Spiegelau®

Depuis quelques temps, on assiste à un revirement de situation, le fameux verre INAO est peu à peu remplacé par des verres de type Spiegelau®. Le salon millésime Bio en 2010 et 2011 proposait ce type de verre. Certains vignerons proposent eux aussi cette nouvelle forme et les cavistes ont bien souvent la collection complète de cette marque. Le verre le plus commun de cette marque et le plus accessible en terme de prix est la gamme Expert. Pour environ 3€ vous avez un verre de dégustation passe partout, meilleur que le verre INAO de par sa forme plus ample à la base et toujours plus serrée sur le haut. La qualité du verre est meilleure, il est beaucoup plus fin, le contact avec les lèvre est plus agréable, et le design excellent !

P1040166 300x200 degustation   Le verre à dégustation : il peut tout changer

A droite un verre INAO, à gauche un verre Spiegelau Expert

Cette marque propose d’autres verres, spécifiques à une appellation, Bordeaux, Champagne par exemple, mais aussi vin rouge jeune, vin blanc.
L’achat d’un verre doit se faire en fonction de l’intérêt que vous portez au vin mais aussi en fonction de votre budget. Les derniers verres cités, plus spécifiques, tournent aux alentours de 9€ pièce. C’est pourquoi le verre Spiegelau® expert me semble le plus adapté à toutes les situations et ne vous privera en rien d’un extrême plaisir.

Attention à l’étape du nettoyage. Le verre est très fin, il ne passe pas au lave-vaisselle. Il n’est pas rare de le casser si on n’y porte pas un minimum d’attention : ne pas les laisser au fond de l’évier, le « tchin tchin » n’est pas de rigueur, je sais de quoi je parle…et douceur avec l’éponge au risque de finir avec des pansements sur les doigts.

spiegelau glasses 1 300x59 degustation   Le verre à dégustation : il peut tout changer

Le verre Riedel®

La marque qui me semble au summum de la dégustation de vin, c’est Riedel®. De renommée mondiale, cette marque autrichienne, depuis 280 ans, propose une gamme de verres à vin très vaste (71 verres différents) et pour tous les budgets. A partir de 12€ environ jusqu’à 90€ le verre qui, pour ce prix là sera en cristal soufflé bouche.

Très au point sur le développement de différentes formes pour différents vins, la marque a su s’imposer sur les plus grandes tables du monde. Composés de cinq collections différentes ces verres ne s’achètent pas sans des conseils avertis. Les revendeurs ne sont pas nombreux mais très « callés » sur ce qu’ils proposent.

Riedel Glas Austria A31E141B degustation   Le verre à dégustation : il peut tout changer

Les verres de la collection sommeliers par exemple, coûtent entre 59 et 89 € le verre, et il existe 31 verres différents. C´est la ligne la plus complète. Cristal soufflé, verres faits à la main avec 24 % de plomb. Ces verres sont d´une finesse incroyable, appuyez vos doigts contre les parois et le verre se plie ! Remplissez le verre d´eau (car les verres ne se remplissent qu´au tiers lorsqu’il s’agit de vin) et le verre est élastique et grandit. De plus ils sont légers comme une plume. Bref, les meilleurs….

Pour ne pas vous perdre dans la jungle des verres à vins, midi-vin a présenté des verres issus du monde du vin, fabriqués par des spécialistes qui se concentrent uniquement sur le vin ou les alcools. Néanmoins, les marques d’art de la table fabriquent eux aussi leurs propres verres à dégustation. Le fait qu’ils ne soient pas mentionnés ne signifie en rien qu’ils soient de mauvaise qualité et si vous en possédez quelques uns, je suis sûr que vous prenez du plaisir lors de vos dégustations.

L’achat est avant tout une question d’envie et de besoin de découvrir un peu plus sur le vin que vous débouchez. J’espère que avez eu ou que vous aurez le plaisir de déguster dans un verre Riedel®.
Si vous en avez l’occasion, comparez le même vin dans deux ou trois verres différents et notez les différences.
Ne perdez pas de vue que les verres présentés possèdent tous leurs qualités et leurs défauts mais chacun apporte un plus, comparés à des verres basiques. Par la suite, composez en fonction de votre budget et de vos envies.